Hiver sans nom

Hiver sans nom

... Nos corps vers la souffrance apprêtent leurs convois, / Nous sommes à jamais parades de l’effroi... Non, je n’espère plus rien dans l’éther sans dieux, La vaine camisole où sont esprits verbeux, Accablés de la crainte où mourir les domine, Se dupant...

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Rimailleur

Rimailleur

... La feuille morte est à Prévert / L’automne à ceux qui ont le temps ... Dans le beau jardin qui foisonne Sur un banc, l’heure après midi, Par un beau jour doré d’automne Amer, un poète a écrit. La muse n’était pas loquace, « Un vers sur deux », a-t-elle...

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Une sottie, une liesse

Une sottie, une liesse

Jan Steen (1625/26-1679) , La salle de classe, détail Après l’aubade du matin, Le cœur repus par ma détresse, J’avance, aux frasques du destin, Enamouré de ma paresse. Eh quoi ! Faut-il toujours bouger, S’agiter, bousculé sans cesse ? Je veux en cela...

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Môle de l’absence

Môle de l’absence

... Cherche, vain histrion le radoub de ta voie ... J’ai éteint le dernier lampion des jours passés Dans les lueurs froidies du petit matin blême. C’est ainsi de nos fêtes bientôt désertées, Dans le joug retrouvé de notre solitude. Hier rejoint sans heurt...

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Vieilles anches

Vieilles anches

... En la courbe du soir oyez, mes vieilles anches, / Musiques d’autrefois en habit des dimanches ... Ma tête lourdement penchée sur l’écritoire Et la nuit qui s’avance abonde mon grimoire, Ma main sur le clavier court, à moins qu’elle danse, Douce est...

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Escortés de l’azur

Escortés de l’azur

Castor et Pollux, détail, par Vincent Coffigniez alias Vinsz (né en 1977) 1. Ami je t’ai reçu, souvent à cette table, Nous parlions de nos vies, entrechoquant le verre, Futiles, nous aimions les plaisanteries grasses Où la ficelle est grosse et fumeux...

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Petit déjeuner

Petit déjeuner

... La fleur jaune des boutons d’or / Blondeur égarée dans le beurre / Qui disait la chanson des prés ... Je léchais consciencieusement, Du bout de ma langue râpeuse, À ma lèvre, mouillée de crème, L’onctueuse moustache blanche. La chaude odeur du lait...

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Sotto voce

Sotto voce

... Mille voix sans visage implorent l’émotion / Qui vibre, chanterelle au bord de la passion ... Pourquoi donc une voix émeut-elle à ce point Notre âme qui s’étanche à des lèvres, au loin, Entrouvrant une veille où le mal se dissout ? Aria déchirante...

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