Le cadran solaire

Publié le par Lionel Droitecour

... Au gré du temps qu’il fait, le temps s’est arrêté ...

... Au gré du temps qu’il fait, le temps s’est arrêté ...

Pour marquer les quatre années d'existence de mon blog, chaque jour de mars 2018,
je publierai deux poèmes, le second étant une réédition de l'un de ceux
publiés en mars 2014. Le choix de ce dernier sera celui du cœur...
A-t-on souvent rêvé que le temps s'arrête ? Eh bien avez-vous songé qu'au temps des cadrans solaires, il suffisait d'une averse pour que le temps nous oublie, au moins jusqu'à la prochaine éclaircie, jusqu'au prochain soleil, fut-il futile, fut-il maussade, passade en nos façades.

À l’ombre, le cadran solaire
Espère en vain une éclaircie…
Le ciel, bouché, fait grise mine :

Au gré du temps qu’il fait, le temps s’est arrêté.

Oublions la classe, l’usine,
L’horloge ronde aux poids précis
Qui bât sa coulpe, solitaire ;

La montre, trottinant sa vive pirouette.

Les nuages roulent leur pluie,
Crépite la tôle ondulée
Frappée comme tambour battant :

C’est le tic-tac du temps qui mouille la girouette…

Présent y chante à cœur latent
Sa ronde lente, modulée,
Aux flaques, vasques qu’il emplit,

Mélodie surannée du mitan de l’été.

mai 2006

 

Publié dans Le temps

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