Parchemin

Publié le par Lionel Droitecour

Joseph Mallord William Turner (1775-1851), paysage marin, l'orage arrivant, détail

Joseph Mallord William Turner (1775-1851), paysage marin, l'orage arrivant, détail

Pour marquer les quatre années d'existence de mon blog,
chaque jour de mars 2018, je publierai deux poèmes,
le second étant une réédition de l'un de ceux publiés en mars 2014.
Le choix de ce dernier sera celui du cœur...

Il est en nous des souvenirs qui ne semblent pas nous appartenir...
Au chant du poème, tel cet archéologue de soi même,
on part à la recherche de cet intime enfoui au coeur des choses.

 

L’ange d’oubli, incognito
Sur les lèvres du tout-petit,
Pose son doigt, dit-on, tantôt.

Se peut-il que, tout aussitôt,
Pour moi, sans doute il repartit
Sans bien me voir, ainsi, dito ?

Parfois, au jeu du souvenir,
Renait, enfouie, une mémoire
Qui semble ne m’appartenir.

Des ombres, pour me retenir,
Chantent en moi une autre histoire,
M’inventent un autre avenir.

Et je reste souvent songeur,
En retrait de moi-même, enclin
À suivre un appel intérieur.

Si je vois un enfant rieur,
Je pense à mon propre déclin,
Aux voies perdues sur l’échangeur.

Hâve, je poursuis mon chemin,
Ma route vers le crépuscule,
Où la nuit se profile au loin.

Je me sens de l’homme disjoint,
Dans mon silence majuscule,
Aux trames de mon parchemin.

mai 2012

 

 

Publié dans Souvenirs

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LADY MARIANNE 06/03/2018 08:42

petit coucou du mardi !
comment ça va ??
bisous - mes meilleures pensées-