Aux limites du monde

Publié le par Lionel Droitecour

Aux limites du monde

Dans le temps de ma vie, tout à la même place,
J’aurais donc vu bâtir, et détruire et refaire,
L’homme, en ses mains de fer qui guident les machines,
En sa puissance accrue forge l’humble nature.

Et certes, nous allons partout porter l’injure,
En chargeant sur le seuil de nos promptes échines,
Son marbre et sa forêt, antique, séculaire,
Envahissant toujours les bornes de l’espace.

Nous touchons, désormais, aux limites du monde,
Notre espèce accapare et souille l’usufruit,
Au détriment du faible, les forts ont tout pris.

À vivre sans confins nous en payons le prix,
La possession nous carde et, seule nous instruit,
La creuse avidité laissant filer la sonde.

avril 2013

Publié dans Citoyen

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Ironbird 19/07/2014 15:13

C'est bien juste, tout ça... Et pour quoi, on se le demande, si encore cette folie matérialiste nous rendait sains, heureux et épanouis, mais c'est plutôt le contraire...
Ceci dit je suis persuadé que la nature n'est pas démunie, lorsqu'elle (ou les entités qui l'animent) auront décidé que la plaisanterie a assez duré ils actionneront l'option "RESET" et notre planète se secouera de ses parasites pour repartir sur des bases nouvelles, comme cela a déjà du arriver à maintes reprises... et on verra que toute la soi-disant "puissance" de l'homme n'était en fait qu'une pathétique illusion !