En ma verve embellie

Publié le par Lionel Droitecour

Jardin, à Montréal

Jardin, à Montréal

Du jardin de beauté il faut que je m’en aille,
Je quitte, avec regret, l’atelier de rimaille
Pour rejoindre l’atour déplaisant de ma ville,
Où je dois batailler, en la source intranquille.

Muse, tu vas te perdre au milieu des rumeurs,
Dans le flux laborieux de toutes ces humeurs
Je ne trouverai plus, de ton esprit ductile,
La trame inaltérable en l’âme indélébile.

Ainsi nous vaquerons à nos propres concerts,
Chacun de son côté, séparés mais diserts,
Usant de la parole ainsi que ritournelle,
Ressassant l’éphémère en la course mortelle.

Nous aurons, toi et moi un prochain rendez-vous,
Je n’en sais pas le temps, quand même je sais où,
Dans l’achronie d’un temps qui n’a pas de distance,
En ma verve embellie de ta fugace instance.

18 juin 2014

Publié dans Art poétique

Commenter cet article