L’ange gardien

Publié le par Lionel Droitecour

L’ange gardien

Veille au dedans de moi, furtive sentinelle,
Ranime ce brasier afin qu’elle perdure
Et brûle en mes ténèbres, cette flamme obscure,
L’espérance attiédie sous la cendre mortelle.

Où le jour agonise, aux vagues quotidiennes,
Souffle, ma petite âme, en ce triste bûcher
Où mon rêve a péri, hâve, qui trébuchait
Dans le trouble séjour des trames obsidiennes.

J’erre depuis l’aurore aux sentiers de l’ennui
Qui m’étreint chaque jour et chaque jour trépasse
Sous ta petite voix qui rappelle mon nom.

Tu es ce que je fus, mon enfance fugace
Intacte à l’intérieur, qui éclaire ma nuit,
Rempart à ma folie, contempteur du démon.

juin 2005

Publié dans Enfance

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