Les faux amis

Publié le par Lionel Droitecour

Le baiser de Judas, extrait d'une fresque à Nohant-Vic

Le baiser de Judas, extrait d'une fresque à Nohant-Vic

Il est de la frairie de la gent cauteleuse,
Il fait tout ce qu’il peut pour inspirer confiance,
Il parle lentement, calmement, chaudement,
Ecarte l’objection et pare à toute glose.

Lisse, il est transparent ; en son enceinte close,
Le risque disparaît, par un enchantement,
Des clauses bien pesées du contrat d’assurance,
Qu’il place, ce madré, de sa lèvre verbeuse.

Or je ne suis pas dupe du théâtre d’ombre,
Je sais le passe-pied de ce cérémonial,
Dont nous suivons tous deux la sente convenue.

Fatal, viendra le jour de la déconvenue,
Radié ou résilié sera notre final,
Les faux amis, ainsi, versent dans la pénombre.

novembre 2013

Publié dans Portrait

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