Prémices

Publié le par Lionel Droitecour

Prémices

Le volet rabattu sur la vive lumière
À claire voie laisse filtrer, brise légère,
Un souffle embaumé par l’été, plein de rumeurs,
Dans le sein bienheureux de ces calmes splendeurs.

Cœur à cœur nous épions les prémices du jour,
Paresseuse livrée d’un paisible faubourg,
Blottis dans la torpeur et dans l’heure estivale,
Comblés par ces langueurs où la vie semble étale.

Lovés dans les moiteurs, nos corps émerveillés,
Les yeux clos, l’esprit lent, encore ensommeillés
S’appellent à mi-voix, se cherchent, se découvrent.

En la pénombre nos solitudes s’entrouvrent,
Réunies par la joie qui soudain nous inonde,
En l’amoureuse fête et sa houle profonde.

juillet 2006

Publié dans Amour

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