Rideaux

Publié le par Lionel Droitecour

Rideaux

Dans le champ du social, enfermé en soi-même,
Au milieu d’une foule, au biais d’un truchement,
D’un écran, voir autour disparaître le monde,
Ego auto centré, lové sur sa personne.

Et rien d’autre n’existe où le portable sonne,
Rien que cet immédiat, toujours là, qui nous sonde,
Que sa propre raison, son propre boniment,
Environné toujours d’un improbable emblème.

Ainsi partout l’on va, entourés de fantômes,
Pareils à des greffons, de simulacres d’êtres,
Silhouettes encombrées d’invisibles fardeaux.

Mais sur cet avant-scène, ainsi pauvres rideaux,
Les paupières baissées disent ce que nous sommes :
Au lit de la souffrance il est toujours un maître.

juillet 2012

Publié dans Citoyen

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