Élégie

Publié le par Lionel Droitecour

Élégie

Corolle insoupçonnée un poème surgit
Dans la fange du jour. Le poète régit
Son verbe et sa pensée, virtuelle, secrète,
Elève l’ambroisie que son humeur sécrète.

La muse, courroucée, daigne enfin lui ouvrir
Maussade, son cœur las ; dans le sein d’un soupir
L'élégie prend sa forme, et la rime, obsolète,
Hante les vains accords d’une harmonie discrète.

Enluminure ceinte aux lacis d’une fleur,
Le sonnet délavé s'évide dans sa main.
Aède suranné, tu sais de ton labeur

L'ineffable latence au monde qui s'insurge :
Hélas, pauvre rêveur au désir surhumain,
Qui songe, désormais, à ton âme démiurge ?

octobre 1990

Publié dans Art poétique

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LUMA 12/08/2014 08:26

Hello,

La belle illustration de ton poème me fait penser aux belles toiles qui sont actuellement exposées dans l'Eglise Romane de Rosheim.(réf :http://chemin-art-sacre.diocese-alsace.fr/)
Si tu arrives à te déplacer ,va voir c'est superbe...
J'aime, d'autant plus, que l'artiste peintre fait l'éloge de la lenteur...
A découvrir.

Luma