Neuvaines du silence

Publié le par Lionel Droitecour

... Et cet espoir encor, d’une marée propice, d’un estuaire, d’un golfe où notre étrave glisse ...

... Et cet espoir encor, d’une marée propice, d’un estuaire, d’un golfe où notre étrave glisse ...

Sais-tu ce qui s’enfuit aux brisures des vents,
Sonores entrelacs en l’écho des carènes
Qui battent sur la vague au déchant des sirènes
Une rumeur pareille à celle des couvents ?

Neuvaines du silence aux complies de l’absence
Et cet espoir encor, d’une marée propice,
D’un estuaire, d’un golfe où notre étrave glisse,
À courre sur son erre emplie de notre essence.

Et parmi tout ce dire envolé aux néants,
Convolant au berceau des fractals océans
Le rêve d’un dieu pâle en un sanctuaire éteint.

Mais ce doute mortel qui toujours nous étreint,
Pour faire de nos chœurs un absurde entretient
Avec le vide immense, havre à nos cœurs béants.

octobre 2011

Publié dans Spiritualité

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