Pauvret

Publié le par Lionel Droitecour

... Et je me balançais, pauvret dans mon lit cage, sans rien connaître, alors, du dol de la névrose ...

... Et je me balançais, pauvret dans mon lit cage, sans rien connaître, alors, du dol de la névrose ...

J’errais, toujours, je crois, en de vagues contrées,
L’esprit sans fin tenté par de nouveaux voyages
Et, l’œil souvent perdu dans le flots des nuages,
Je contemplais, au jour, des rives éventrées.

Tranquille j’épiais insectes et rameaux,
Je n’étais pas celui qui geint ou bien quémande,
Mais sourit vaguement quand on le réprimande :
J’étais cet enfant là qui ne dit pas ses maux.

Or, la nuit m'effrayait, emplie d’une ombre affreuse,
Eperdu d’un chagrin dont j’ignorais la cause,
L’angoisse ravinait, sans fin, mon âme creuse.

Et je me balançais, pauvret dans mon lit cage,
Sans rien connaître, alors, du dol de la névrose,
Promesse inscrite en l’aube où guette le naufrage.

décembre 2011

Publié dans Autobiographie

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Ironbird 06/11/2014 18:23

Magnifique texte sur l'enfance incomprise, qui aurait tant eu besoin d'être guidée... Mais comment guider l'enfant lorsqu'on est soi-même égaré ?
Il faut une grande sagesse et beaucoup d'attention pour comprendre que le regard de l'enfant n'est souvent que le reflet de nos propres vies... sagesse qui vient parfois lorsque les enfants sont grands et qu'il est - malheureusement - trop tard.

Luma 08/09/2014 21:13

Trés beau ...texte!

Tu es ce poète qui dit les maux..

Je retiens ces deux phrases qui parlent des signes de souffrance d'un enfant en référence toujours à mon travail.

"j'étais cet enfant là qui ne dit pas ses maux"

"Et je me balançais ,pauvret dans mon lit en cage "

Luma