Au noroît des cœurs

Publié le par Lionel Droitecour

Photo LD, sur la rive du lac de Servières, Puy de Dôme

Photo LD, sur la rive du lac de Servières, Puy de Dôme

Le regard de l’enfant était droit et fiévreux,
Sa geste, sa mimique, et quelque chose, en creux,
Dans tout son corps tendu exprimait une attente :
Déjà la vie, pour lui, avait été violente.

J’ai su qu’en cet instant le mot que j’allais dire
Pouvait rompre, panser, apaiser ou maudire,
Inévitablement, mon verbe aurait son prix,
Et ce môme cassé, déjà, l’avait compris.

Comment offrir un port à cette âme en souffrance,
Au chant de l’alizée, enseigner l’espérance,
Et qu’au noroît des cœurs, quand la houle est mauvaise,

Néanmoins vient le jour où l’océan s’apaise,
Qu’au mitan de l’hiver, où l’arbre semble mort,
Le printemps fait sa mue pour refleurir, encore.

janvier 2012

Publié dans Résilience

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damiax 08/10/2014 08:11

Tout en sous-entendus et en interprétations ... chouette !

Lionel Droitecour 08/10/2014 10:50

Il ne s'agit pas là de maladie, et encore moins de littérature...
Juste de s'amuser avec les mots et si possible d'en sourire. Une récréation, quoi.
Moi qui n'aime pas trop la poésie surréaliste, je me suis aperçu un jour que le calembour permettait d'élaborer des textes délicieusement absurdes et gentiment foutraque. Il ne faut surtout pas tenter d'y trouver du sens.
Il ne sage git que de faux sans blanc semblant sanglants (sans gland). Et rien de plus. Si ce n'est ce que l'homme aux faunes nie.

damiax 08/10/2014 10:37

Mouais ... plus ou moins ... par exemple dans cette catégorie (http://lesvieilleslettres.over-blog.com/tag/calembours/) on est moins confronté à nos interprétations perso (on cherche en général juste à essayer de capter les circonvolutions de ton cerveau littéraire malade) ^^

Lionel Droitecour 08/10/2014 10:16

Mais... comme tout ce qui se publie en ces pages, non ?