La révélation

Publié le par Lionel Droitecour

Aline D, (1959-1960)

Aline D, (1959-1960)

Il fallait bien qu’ici, sans doute, j’aboutisse,
Est-une fin, en soi, ou un nouveau début ?
Je reste circonspect : un verbe s’est écrit,
Devant moi, sous ma main, une vérité blême.

Je suis abasourdi de ce dernier poème,
Ainsi donc est-ce toi, muse qui me décrit,
Lorsque je laisse aller ma mémoire sans but
Tu ramasse la mise au vain fil que je tisse ?

C’est comme le croquis d’une misère ancienne,
Transcendée par la joie des humbles retrouvailles :
Au détour d’une rime Orphée berce Eurydice.

J’ai compris désormais qui est cette complice,
Cette chaîne d’enfance enivrée de semailles,
Celle qui chante en moi au gré de mon antienne.

juin 2012

Publié dans Autobiographie

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Ironbird 12/10/2014 11:20

Ouah... Alors là les mots me manquent, mon ami... Mon commentaire sera cette goutte discrète et silencieuse que je sens poindre sur ma joue, cherchant son chemin vers ce lieu serein où nos larmes si petites et faibles se fondent dans la puissance majestueuse de l'océan.

Ironbird 12/10/2014 11:55

Certes, mais nous savons au plus tard depuis la révélation divine faite à Gaétan Picon (béni soit son nom) que l'amer peut être suave et consolateur ! :-)

Lionel Droitecour 12/10/2014 11:31

Car toute larme va à l'amer...