Au guindeau

Publié le par Lionel Droitecour

... Que mes vergues, là haut ... Garderont, en ces bords ... À l’heure d’épouvante où s’engloutit l’épave ...

... Que mes vergues, là haut ... Garderont, en ces bords ... À l’heure d’épouvante où s’engloutit l’épave ...

Quelque chose navigue, en moi, comme une étrave,
Un silence oublié en de mornes langueurs,
Sillage, sur la mer, que les vagues enlacent
Et content au zénith à quelque onde bavarde.

Je sais bien qu’en ces voiles souffle la camarde,
Que mes vergues, là haut, que les tourmentes glacent,
Garderont, en ces bords, tant d’ultimes rancœurs
À l’heure d’épouvante où s’engloutit l’épave.

Mais il n’est rien, jamais, que le doute décille,
Non plus qu’en l’azur mort des sombres profondeurs
S’éveille nul écho dans le chant maritime.

Ce n’est là que mémoire d’ancienne rime,
Et virent au guindeau d’antiques émondeurs,
Aux myriades d’éclats où la lune vacille.

février 2012

Publié dans Marine

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