Les sœurs malignes

Publié le par Lionel Droitecour

... Mais la brise et bise sont sœurs ...

... Mais la brise et bise sont sœurs ...

L’hiver ne voudrait pas mourir,
Il raccroche en ses doigts venteux,
Aux nuques nues des imprudentes,
Echarpes trop tôt disparues.

Pâles, pressées de par les rues,
Silhouettes ne sont plus lentes,
On trotte en maudissant les cieux
Hiver s’en revient nous couvrir.

Trompeur avril a fait fleurir
L’impatience juvénile,
Bras nus, avides de brunir
Au feu des solaires ardeurs.

Mais la brise et bise sont sœurs,
Zéphyr ont su circonvenir :
Du nord, boussole versatile,
Désormais souffle à nous meurtrir.

Viles froidures c’est assez !
Voici le mai, vert assassin
Vous ne passerez pas l’été
Disparaissez, tristes figures !

Du passé vous êtes parjures
Qu’on ne s’en laisse point compter !
Haro ! Mon zèle spadassin
Vous détruira : comparaissez !

mai 2010

Publié dans Le temps

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