Méandres

Publié le par Lionel Droitecour

Madeleine de Scudéry, (1607-1701)

Madeleine de Scudéry, (1607-1701)

À peine un souffle depuis lors,
Le temps nous a joué des tours
Hier discourions des amours,
Jeunes, beaux, vigoureux et forts.

Hélas, que s’est-il donc passé ?
Déjà sommes vieux et perclus,
Tristes et fatigués, reclus :
L’avenir nous a dépassé.

J’entends encore ta voix m’attendre
Au rendez-vous des cœurs à prendre
Où courait rivière du Tendre.

Tout n’est plus désormais que cendres,
Solitude en ses lourds méandres,
Têtue, guette pour nous surprendre.

juin 2011

Publié dans Le temps

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Ironbird 17/11/2014 09:06

Joli poème, cher ami... Tu l'associes à Madeleine de Scudéry à cause de la "Carte du Tendre", c'est ça ?

Ironbird 17/11/2014 15:02

Disons que Wikipedia - que tu as eu la gentillesse de mettre en lien - a légèrement dissipé les brumes de mon esprit ! :-)
J'ai entendu ce matin sur Fréquence Verte la belle chanson de Léo Ferré "Avec le Temps" ça m'a fait penser un peu à ton poème :
https://www.youtube.com/watch?v=DP5TXbDbrNo
Merci de nous éveiller à tous ces sentiments !

Lionel Droitecour 17/11/2014 10:15

Ach qu'il est bon d'avoir de savants lecteurs...
J'ai entendu naguère cette anecdote concernant Charlie Chaplin. Cinéaste perfectionniste il faisait de nombreuses prises, jusqu'à ce qu'un opérateur, agacé, lui dise "pourquoi recommencer, personne ne s'apercevra de détail ?". Il répondit : "les français le verront !" Peut-être faisait-il là une confiance excessive à notre cinéphilie...
Et bien moi, j'ai mon "Glaude" pour relever chaque petite subtilité que je glisse entre ces lignes...