Fugato

Publié le par Lionel Droitecour

... et, là, telle une épure, évidé du tragique, calme, je souriais, hâve, en la nuit venue ...

... et, là, telle une épure, évidé du tragique, calme, je souriais, hâve, en la nuit venue ...

Le vent s’était levé qui bruissait aux amures
Emportant mon chagrin au chœur mélancolique
En de vagues rumeurs, étanchées sous la nue.

Je sentais naître en moi l’espérance ténue,
Comme un lent fugato ; consolante musique,
Dont l’harmonie secrète agitait les ramures

De ce corps disloqué, perclus en ces murmures.
Et, là, telle une épure, évidé du tragique,

Hâve, je souriais, calme en la nuit venue.

août 2006

Publié dans Sensation

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