En bavardin

Publié le par Lionel Droitecour

Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné, (1626-696)

Marie de Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné, (1626-696)

Les mots sont comme des fenêtres,
Ouverts ou parfois refermés,
Ils sont la porte de nos êtres,
De nos esprits les grains germés.

Sème ton cœur au gré du jour
En ta parole et tes pensées,
Fleurit même l’humble séjour
De tes rêveries insensées.

Ces mots là aiment sans compter
Saynètes, satyre, ou bien drame,
Là, surtout, laisse-t-en conter.

Ici sera ton doux jardin,
Promenoir aux sentes de l’âme,
Rumeur futile au bavardin.

mai 2012

J’ai été chez Mademoiselle, qui est toujours malade ; j’ai dîné en bavardin, mais si purement que j’en ai pensé mourir : tous nos commensaux nous ont fait faux bond ; nous n’avons fait que bavardiner, et nous n’avons point causé comme les autres jours.

Mme de Sévigné, lettre du 10 avril 1671

Publié dans Art poétique

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