Aubade des gueux

Publié le par Lionel Droitecour

... Lâche soit le Philinte en sa douceur décente, Alceste au moins s’enrage et maudit le factieux ! ...

... Lâche soit le Philinte en sa douceur décente, Alceste au moins s’enrage et maudit le factieux ! ...

Le front toujours levé, court sur pattes, trapu,
Pareil à ces roquets braillards et forts en gueule,
Monsieur l’indispensable, empli de sa personne,
S’impose et s’entremet de son insignifiance.

Il est de ceux, partout, qui sèment la défiance,
Obséquieux, ce servile en la foule rayonne,
Mais il n’a pas la moindre idée, pas une seule,
Vaticineur médiocre et de cœur corrompu.

Je subis chaque jour ce collègue teigneux,
Hâbleur et satisfait mais, dès lors qu’il s’absente,
Qui suscite, des gueux, l’insolent commentaire.

Ainsi l’hypocrisie sociale est une glaire,
Lâche soit le Philinte en sa douceur décente,
Alceste au moins s’enrage et maudit le factieux !

mai 2013

Publié dans Portrait

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Ironbird 26/01/2015 16:22

Des noms, des noms !! :-D

Yaunaile ( Roussosse ?) 26/01/2015 17:41

Qu'il te sois agréable de penser, pour l'instant, que tu n'es pas "court sur patte" ce qui est une indéniable vérité.
Donc point visé par ces traits assassins. Maintenant rdv, mon cher Avisferum, Via romana, en ce Castrum cégétis que tu connais, et je te glisserai dans l'oreille, en confidence, le nomine du minus...