Si le bon dieu

Publié le par Lionel Droitecour

Si le bon dieu

Si le bon dieu,
‒ Ne t’en déplaise,
Cabu, mon vieux,
Dans l’outre tombe

Existe ;

Sans doute au seuil de sa coterie
S’était-il fait,
En paradis
Fendard, la gueule

À Cavanna, à Goscinny,
Au père Choron ou à Desproges,

Enfin tout un cénacle
De farceurs
Pour t’accueillir

En l’au-delà.

Mais si ma foi
Ben celui-là
N’existe pas,

Comme c’est-y bien dieu possible,

Si toutes ces calembredaines,
Ces chansonnettes, fariboles,
Conneries et faridondaines ;

Coquecigrues
Si crues qu’on crût,
Bien qu’incongrues ;

Bagatelles et ritournelles,
Viles, empesées,
Billevesées ;

Bourdes
Bien lourdes,
Sottises, fadaises, sornettes,

Histoires à dormir debout,
De boue, de bout en bout ;

Enfin toutes ces imbécilités
Stupides et puérilités,

Ne sont que du son pour les ânes ;

Et bien repose,
Quoiqu’on glose,
Vieux guignol,

Au mémoire
De mon grimoire.

En ces moires,
En leur Saint-frusquin,
Cher vieux gamin,

Tu seras bien.

LD 13 janvier 2015

Publié dans La camarde

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