Toujours mourant

Publié le par Lionel Droitecour

... prisonniers dedans sa nasse, inertes, suivons le courant, immobile au deuil de l’espace ...

... prisonniers dedans sa nasse, inertes, suivons le courant, immobile au deuil de l’espace ...

Non, ce n’est pas le temps qui passe,
C’est nous qui passons dans le temps,
S’il nous embrasse, nous enlace,
Ses sourires sont insultants.

Et, prisonniers dedans sa nasse,
Inertes, suivons le courant,
Immobile au deuil de l’espace
Où bat l’angoisse, murmurant.

L’horloge n’est fille bonasse,
En son tic tac claquemurant
Notre pas qui n’a pas de trace.

Nul passé ne va demeurant,
L’avenir est un seuil fugace
Où l’espoir va, toujours mourant.

novembre 2014

Publié dans Le temps

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credi 26/02/2015 08:55

Je trouve que ton est beau ms trop triste

Lionel D 26/02/2015 09:53

C'est beau, mais c'est triste, entend-on dire, souvent.
Sans doute parce que la beauté nous place face au réel est que le réel est rarement joyeux.
Il faut y mettre du sien, et le coeur n'y est pas toujours...
D'autre part ce qui est laid est-il gai ?
Pas davantage, me semble--t-il...