Aveu

Publié le par Lionel Droitecour

Lionel signe parfois léo, ici ornementé par son ami Pierre Bertaut, flûtiste et calligraphe

Lionel signe parfois léo, ici ornementé par son ami Pierre Bertaut, flûtiste et calligraphe

Discret protagoniste aux lettres dont il joue,
Révérence parler des rimes qu’il dénoue,
Offrande compassée d’une muse trop sage,
Il erre en les travées d’un vaste paysage.

Timide et plein d’orgueil il renferme ses moires
Et compose de mots le sel de ses déboires,
Comme un chant taciturne éludé par la nuit
Où s’évadent, clinquants, son mal et son ennui.

Un jour viendra peut-être où ce vers murmuré
Réjouira un cœur en son rebours muré...
Est-ce trop demander aux arcanes du temps ?

Lorsque dans les éthers il sera, en sa niche,
Encombré du remord de ses mornes instants
Oubliez sa dépouille et goûtez l’acrostiche.

juillet 2006

Publié dans Accrostiche

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credi 04/04/2015 15:32

pourrais tu faire des poèmes plus gais, par exemple sur pâques