Résurrection

Publié le par Lionel Droitecour

... Imagine un instant que, peuplé d’un vain rêve, l’au-delà nous ressemble et porte notre errance ...

... Imagine un instant que, peuplé d’un vain rêve, l’au-delà nous ressemble et porte notre errance ...

En la fraîcheur du soir, auprès du crépuscule,
Quand le soleil au loin s’enveloppe et recule
Vers un possible ailleurs, j’aime, en polyphonies,
Le silence et la nuit ; aussi ces agonies

Où l’âme se révèle, où le regard s’élève.
Imagine un instant que, peuplé d’un vain rêve,
L’au-delà nous ressemble et porte notre errance.
Imagine l’aurore habitée par l’enfance,

Imagine ta mort mère des lendemains…
Imagine, en l’éther, les astres incertains
Penchés sur ton destin comme sur un berceau

Et, dans l’obscurité effarante des cris,
Un chant impérissable aux éternels parvis,
Montant sur nos charniers comme un astre nouveau.

décembre 1998

 

Publié dans Spiritualité

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Avisferrum 08/05/2015 16:45

"Que nous soyons plussoyé, plus oyons ce que l'oie oit le soir au fond des bois"
Pas mal ! :-)
Cela m'inspire cette "Prière aux seniors de la Toile" :
Plussoyez ou moinssoyez, mais mince, oyez : au moins soyez moins soyeux et moins sots, aïeuls !
Du coup j'ai réécouté le sketch mythique de Devos :
https://www.youtube.com/watch?v=i7TeONQ5kUs

Avisferrum 07/05/2015 21:34

Selon le terme consacré -- plutôt con que sacré, me diras-tu : je plussoie à ce beau poème, je le trouve très inspirant !
En parlant de plussoyer sais-tu d'ailleurs comment on dit si on n'aime pas quelque chose (sur Internet) ?
Je te le donne en mille : "Je moinssoie" !
Ça ne s'invente pas !
Cela peut donner un truc du style : "Monsieur, votre texte je moinssoie dessus !" :-D

Lionel Droitecour 07/05/2015 23:08

Je constate et conçois qu'on se tâte, et ce avec plaisir, messire, que l'oiseau de fer n'est point rouillé.

Tu viens en effet de me donner à connaitre une terminologie dont j'ignorais tout. Que nous soyons plussoyé, plus oyons ce que l'oie oit le soir au fond des bois. Raymond Devos hélas, n'est plus là pour se moquer de nos nouveaux travers de langage.

Et c'est bien dommage, mon cher mage, rendons lui hommage sans en faire un fromage en ces pages.