Nœud gordien

Publié le par Lionel Droitecour

Hélas, le nœud gordien ne saurait se défaire ! Il y faut, de l’épée, l’impatience et le fer ...

Hélas, le nœud gordien ne saurait se défaire ! Il y faut, de l’épée, l’impatience et le fer ...

Voici de ma musique l’onde symétrique
Où je forge, rêveur, d’une pâle métrique,
Le verbe qui m’étreint en ce linéament,
Et m’ancre sur la terre, à l’encre, infiniment.

À contempler l’éther on s’ouvre place aux cieux
Et, tel un Prométhée enchaîné par les dieux,
Dans le fiel d’un destin, en sa déréliction
On cherche à dénouer cette malédiction.

Hélas, le nœud gordien ne saurait se défaire !
Il y faut, de l’épée, l’impatience et le fer,
La morgue d’Alexandre et tout son fier dédain.

Mon infirme impuissance accouche en cet andain
Et j’attends sous la nue le fraternel veneur
Qui, de mes vers éteints, sera le vain semeur.

août 2008

Publié dans Névrose

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