Aux colombages

Publié le par Lionel Droitecour

Les fenêtres de la maison Kammerzell, à Strasbourg

Les fenêtres de la maison Kammerzell, à Strasbourg

L’Ill, à l’embarcadère coule, résurgent,
Et sur ses quais, vacants, vont et viennent des gens ;
Ainsi le temps se fige, en l’ancienne cité,
Colombages y sont trames d’éternité.

Le pavé qui moutonne retient les regards,
Badauds baguenaudant y trouvent traquenards,
Aux enseignes, ballants du pas lent et serein
De ceux qui ont le temps et qui mènent leur train.

La ville ici devient un songe commerçant,
Aux vitrines, glaçant, on ressent, oppressant,
Le désir de l’argent qui poisse les sourires.

Marchands de vins, marchands de souvenirs ‒ les pires,
Etals de boutiquiers, échoppes, restaurants :
Quelque chose de laid englobe les chalands.

avril 2011

Publié dans Portrait

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Avisferrum 25/07/2015 10:34

"Une cigogne en peluche ?
Je me souviens avoir un jour croisé, pas loin de la cathédrale, un groupe de jeunes touristes anglaises dont l'une a essayé de m'en revendre une.
Étrange renversement, non ?"

Elle devait sentir en toi une attirance inconsciente vers ce genre d'objet ! :-D

D'ici qu'un japonais essaye un jour de te revendre une petite cathédrale en plastique dans un dôme !
(avec de la neige dedans, ça s'appelle comment, déjà, ce genre de choses ... une boule à neige, je crois ?)

Avisferrum 25/07/2015 06:11

"La ville ici devient un songe commerçant,
Aux vitrines, glaçant, on ressent, oppressant,
Le désir de l’argent qui poisse les sourires."

Oui, c'est bien vrai... Ces ambiances commerciales m'ont toujours indisposé, où que ce soit.
Bon, au moins je sais maintenant que tu n'aimes pas les souvenirs, moi qui voulait t'offrir une cigogne en peluche !
:-D

Lionel Droitecour 25/07/2015 09:40

Une cigogne en peluche ?
Je me souviens avoir un jour croisé, pas loin de la cathédrale, un groupe de jeunes touristes anglaises dont l'une a essayé de m'en revendre une.
Étrange renversement, non ?