Fortunes de terre

Publié le par Lionel Droitecour

Eugène, Boudin, (1824-1898), Mer agitée, détail

Eugène, Boudin, (1824-1898), Mer agitée, détail

Il est parfois de vives eaux
Au chant secret de mes solstices,
Lorsqu’en la marée du poème
En chaque jour bat mon jusant.

Ma langue morte y va s’usant,
En l’estran que verbe parsème,
Epaves y sont mes prémices,
Aussi criailleries d’oiseaux.

J’y contemple sans fin l’écume,
Elève à l’encre mes radeaux
Promis à fortunes de terre.

Et je navigue en solitaire,
Vague à l’âme et vire aux guindeaux,
Onde vague où je me résume.

avril 2012

Publié dans Marine

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