Philosophie de l’instant

Publié le par Lionel Droitecour

Umberto Boccioni (1882-1916), Ceux qui partent, détail

Umberto Boccioni (1882-1916), Ceux qui partent, détail

La vie n’a d’autre fin que la vie, elle-même,
En la contemplation d’un vague théorème,
Poème dans l’azur où s’épuise un regard.
Et sur l’orbe fécond, voulu par le hasard,

La virtualité a produit nos épures
Qui dansent vers le soir, éparses, aux froidures,
Dans l’enfance éternelle où l’humanité joue.
Le philosophe obscur, en se grattant la joue,

Cherche dans ce mystère à déceler un fond
Qui se dérobe à lui au gré du ciel profond,
Peuplé de nos questions aux stellaires instances.

Et, partie de ce tout qui porte nos errances,
Extase en la beauté qui frémit à notre œil
Nous sommes l’océan qui se brise à l’écueil.

février 2008

Publié dans Spiritualité

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