Innombrables et flous

Publié le par Lionel Droitecour

... Et dans l’onde nocturne, à brasser mes remous ... je ressasse, sans fin, mon éternel remord ...

... Et dans l’onde nocturne, à brasser mes remous ... je ressasse, sans fin, mon éternel remord ...

La nuit s’en est venue délayer l’horizon.
Là-haut, la lune absente au ciel blasé de brume,
Et quelques lumignons pour attiser l’obscur :
Voici, mon rêve passe, il est mélancolique.

Je me sens quelque fois un peu en italique,
Décalé en ma vie, empli d’un chœur impur,
Pareil à ces embruns qui couronnent l’écume
Aussitôt dispersés, sans rime ni raison.

Et dans l’onde nocturne, à brasser mes remous,
Ainsi que l’océan vient balayer l’estran
Je ressasse, sans fin, mon éternel remord.

Et ma plume asséchée, qui jamais n’en démord
Trace, au sens figuré, de mon regard, écran,
Les fantômes épars innombrables et flous.

mars 2015

Publié dans Marine

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Joëlle Pétillot 13/05/2017 16:55

"Je me sens quelquefois un peu en italique"...