Où l’on passe

Publié le par Lionel Droitecour

Honoré Daumier (1808-1879), Les saltimbanques, détail

Honoré Daumier (1808-1879), Les saltimbanques, détail

Chante, va, ton miserere
Entre ces lignes ravaudant
Ton pauvre cœur à l’unisson
Du temps qui te vole l’instant.

L’espace est un seuil inconstant,
Nous n’y sommes que ce frisson
En l’onde ride et, cependant,
L’orée d’un songe inespéré.

Le soupir à peine exprimé
D’une âme au vague de l’esprit
Qui va et vaque au jour qui vient.

Et devant ce seuil quotidien,
Chaque seconde sait le prix
De l’ombre où l’on passe, grimé.

avril 2015

Publié dans Le temps

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