Poucet

Publié le par Lionel Droitecour

... On sent, à le toucher, dans la tiédeur du jour le bonheur de ce père en ces enfantillages ...

... On sent, à le toucher, dans la tiédeur du jour le bonheur de ce père en ces enfantillages ...

Un père et ses marmots s’ébattent dans un pré,
L’herbe semble s'offrir à leurs folles gambades.
C’est un petit Poucet et son frère, plus grand
Et l’homme devant eux ressemble à un géant.

On court « C’est toi le loup ! » On s’enfuit en criant
On se chasse et l’on joue, on tombe, on fait semblant
S’agrippant par l’épaule en douces algarades
Et l’air, d’éclats de rire et d’or pur est diapré.

La nature au tempo donne le diapason ;
Les arbres, ébaubis, festonnent de branchages
La comédie sans mot du théâtre d’amour.

On sent, à le toucher, dans la tiédeur du jour
Le bonheur de ce père en ces enfantillages
Couronné de ciel bleu au chant d’azur profond.

avril 2007

Publié dans Enfance

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Avisferrum 10/09/2015 19:01

Très joli, en effet...
Ça me fait penser à feu mon oncle Rémi, à l'humour ravageur, un jour que nous attendions dans un aéroport en Inde (nous y avons fait trois voyages)
Deux bébés jouaient ensemble sur le sol, hasard d'une rencontre éphémère.
L'un d'entre eux savait déjà marcher et gambadait allègrement, l'autre était encore à quatre pattes et les deux s'activaient dans un joyeux corps à corps.
Voyant mon oncle apparemment très inspiré par cette scène, je risquai un "ça t'émeut, hein ?"
Sa réponse fut digne du vieux célibataire endurci qu'il était :
- Non, mais ça me fait penser au film "King-Kong contre Godzilla" !
Il a toujours été un grand romantique ! :-D

Luma 03/09/2015 18:50

Superbe et touchant ...

"Un père et ses marmots s’ébattent dans un pré,
L’herbe semble s'offrir à leurs folles gambades.
C’est un petit Poucet et son frère, plus grand
Et l’homme devant eux ressemble à un géant"

Va lire le géant de Zeéralda de Tomi Ungerer...

CREDI 01/09/2015 15:51

MIGNON