Souffle en la bise

Publié le par Lionel Droitecour

... Et sur le fil du temps, absurde funambule, libre et en équilibre en son vain préambule ...

... Et sur le fil du temps, absurde funambule, libre et en équilibre en son vain préambule ...

Le temps n’est rien qu’il faut entendre,
Il trépasse sur nous, qui court sans nous attendre,
Il n’est pas d’air du temps, il n’est que notre pair,
On le subit, c’est tout, exsangue, en notre chair.

Et sur le fil du temps, absurde funambule,
Libre et en équilibre en son vain préambule,
On avance, lié, sans contempler l’abîme,
Comme une outre percée par une flèche intime.

Dedans la salle au pas perdus on se retrouve,
Un peu de cendre sur les mains, dans notre douve,
Solitaire devant l’horloge qui nous ment.

Et puis enfin on se dissout, tout simplement,
De temps en temps, au vent d’autant,
Souffle en la bise, à contretemps.

septembre 2013

Publié dans Le temps

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