Chobo

Publié le par Lionel Droitecour

Image extraite du film "Barberousse", d'Akira Kurosawa (1910-1998)

Image extraite du film "Barberousse", d'Akira Kurosawa (1910-1998)

inspiré du film « Barberousse » d’Akira Kurosawa

Nous crions dans un puits notre absurde rituel,
Pitoyables humains que la mort entreprend ;
Déshabillés, soudain, par le deuil d’un enfant,
De la vague illusion qu’une idole défend.

Nos corps avidement s’élèvent, sacrifices
Pour se draper d’encens et de vains artifices :
Mais devant un trou noir notre espoir se déprend,
Pour hurler l’agonie de ce conte cruel.

Sait-on ce qui nous vient, au-delà de nos nuits,
Est-il une musique en l’orbe du silence,
Que peuplent ces clartés, sinon l’indifférence ?

Chaque geste, en nos mains, à la forme d’un cri,
Nous sommes ces damnés penchés sur notre puits,
Quand le nom d’un enfant, à nos lèvres, s’inscrit.

février 2011

Publié dans Cinéma

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Avisferrum 24/10/2015 10:02

J'ai connu comme toi cette perte d'un proche dans la fleur de l'âge, "parti sans avoir tout dit" comme dans la chanson de Pierre Bachelet : https://www.youtube.com/watch?v=TStupKrPqkg
Aujourd'hui je sais que la tristesse et le désespoir ne sont que des fantômes auxquels on s'identifie, lorsqu'on les regarde en face, éveillé et avec Amour, ils s'évanouissent, car au fond ils n'ont jamais existés que dans notre mental.

flipperine 19/10/2015 16:49

que de soupirs, de cris on peut pousser quand on est dans le désespoir