À l’ami idéal

Publié le par Lionel Droitecour

Détail de la façade est du palais idéal de Joseph Ferdinand Cheval (1836-1924)

Détail de la façade est du palais idéal de Joseph Ferdinand Cheval (1836-1924)

Tu es cet écorché toujours prêt à bondir,
Aux aguets, ta parole, à jaillir sous l’affront,
De tout ce qui t’émeus mordante, impérieuse,
Et dans le contredit épousant la posture.

Tu m’as dit désormais ton antique blessure,
La lie interjetée, en perverse lieuse,
Sur la rive d’enfance intacte sous ton front,
Mais qui n’a jamais su te rompre ou t’enlaidir.

Lors je te comprends mieux et je sais ta défense,
J’avais senti en toi de longtemps cet écueil,
Et je le percevais ce non-dit qui te brûle.

Tu es l’ami loyal, honnête, majuscule,
Par ton intransigeance à ne souffrir le deuil
De l’idéal en toi qui frémit sous l’offense.

mars 2013

Publié dans Résilience

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Avisferrum 29/11/2015 18:01

"Il s'agit pourtant bien de l'un de nos amis communs, lequel, vu ta haute perspicacité, je ne doute pas que tu devines..."

Quand tu dis "ta haute perspicacité" tu la mesures en cm, I presume ? :-D

Bon, ceci dit je pense deviner qui est l’Élu, tu me confirmeras ça à l'occasion d'une de nos (trop) rares rencontres !

J'ai aussi beaucoup apprécié le "... à ton avis, ami avis, sans vis ni vice que je visses..."

D'ici qu'un de ces jours tu m'échanges pour "vices cachés" ! ;-)

Avisferrum 28/11/2015 13:15

Cet "âme idéale" véhiculerait-elle les doux embruns des brises bretonnes ? ;-)

Lionel Droitecour 28/11/2015 13:49

Bonjour à ton avis, ami avis, sans vis ni vice que je visses...
Eh bien non, nous ne sommes point ici vers les rives océaniques et bretonnantes, mais tout bonnement au bord du "Vater Rhein", comme disait Beethoven.
Côté alsacien, cependant. Il s'agit pourtant bien de l'un de nos amis communs, lequel, vu ta haute perspicacité, je ne doute pas que tu devines...
Mais point question de "cafter" en ces pages, vouées à l'allégorie, à la chose suggérée et à la pudique discrétion.