En la nuit parvenue

Publié le par Lionel Droitecour

... Même en la terre hostile un germe peut fleurir, transfigurer l’horreur en un chant de victoire...

... Même en la terre hostile un germe peut fleurir, transfigurer l’horreur en un chant de victoire...

Les âmes fracassées, flétries, violées, battues
Ne sont pas condamnées à l’étreinte du mal,
Même en la terre hostile un germe peut fleurir,
Transfigurer l’horreur en un chant de victoire.

Il n’est pas de pourquoi à la haine exutoire,
La maltraitance nait du désir de meurtrir,
Qu’importe la victime à ce rustre animal
Prédateur assassin en ses mornes battues ?

Le chasseur n’a besoin que d’un sang à verser,
La souffrance est son jeu, sa farce et son plaisir,
Il l’inflige, exultant d’un atroce bonheur
Et ne ressent jamais de culpabilité.

N’espère rien de lui en ta fragilité,
Ni pitié, ni remord, ce sera ton honneur
De reconstruire un port, plutôt que de gésir,
Un havre où consoler ton cœur bouleversé.

Donner sens au néant par la parole nue,
Rassembler le fracas épars sous la nuée,
Vivre malgré le mal qui nous voulait péris,
Pour s’ouvrir à nouveau à la beauté du monde…

En nous toujours sera la blessure profonde,
Hanté du gouffre amer à chaque intempérie,
Mais vainqueur magnifique en l’âme exténuée
Va, tu pourras sourire en la nuit parvenue.

avril 2012

Publié dans Résilience

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flipperine 04/11/2015 16:19

on finit ts par sourire un jour ou l'autre