La marotte d’un gueux

Publié le par Lionel Droitecour

... Je ne suis qu’un faiseur chétif et travaillé par une altérité de désirs surhumains ...

... Je ne suis qu’un faiseur chétif et travaillé par une altérité de désirs surhumains ...

J’écris, le plus souvent, comme sous la dictée,
Ma plume court, alerte, et la rime se range,
Sans même que j’y songe au bout du vers serein,
Qui compte sans effort son rythme alexandrin.

C’est presque une manie, la marotte d’un gueux
Qui fait sa promenade en son jardin verbeux ;
Je me dis quelquefois que l’univers s’effrange
Sous mes doigts épousant sa forme diffractée.

Non, je n’épuise pas la muse exténuée,
Nullement je ne prend ma tête dans mes mains,
Scrutant le firmament d’un cœur dépoitraillé ;

Je ne suis qu’un faiseur chétif et travaillé
Par une altérité de désirs surhumains,
Dont les vagues échos errent sous la nuée.

avril 2012

Publié dans Art poétique

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flipperine 07/11/2015 18:58

tu es bien inspiré

LADY MARIANNE 06/11/2015 20:34

un coucou à Roselys desdunes !! on se connait depuis peu-
je suis émerveillée devant ces mots si criants-
je ne manque pas d'imagination , seulement de talent pour assembler les mots et les maux-
bonne fin de semaine-

Avisferrum 06/11/2015 18:16

"Pour ce qui est de ton anecdote, mon cher Avis, autre fou-rire scolaire, en sixième, à l’un de mes condisciples qui se faisait reprendre parce qu’il n’avait pas les bonnes couleurs pour les feuilles de son classeur réponse : « c’est pas d’ma faute, m’dame, j’suis dalmatien ! »"

Excellent !

Ce jeune homme était peut-être simplement né en Dalmatie, ne Croate-tu pas ? :-D

Lionel Droitecour 06/11/2015 18:00

Bien, je réponds ici un peu à tous ces commentaires...
Baroque, chère Roselyne ?
Voilà un compliment qui va droit au cœur d’un Droitecour ! J’ai une vive amitié pour l’art baroque, tant en musique, qu’en architecture ou en peinture. Son exubérance, sa profusion, sa familiarité avec la mort. Il faut lire certain des textes des cantates de Bach... Par ex. « Letzte Stunde, brich herein » BWV 31 traduit en gros ça donne « Arrive enfin, ma dernière heure ». Il fallait avoir la foi du charbonnier, en ce temps là...
Pour ce qui est de ton anecdote, mon cher Avis, autre fou-rire scolaire, en sixième, à l’un de mes condisciples qui se faisait reprendre parce qu’il n’avait pas les bonnes couleurs pour les feuilles de son classeur réponse : « c’est pas d’ma faute, m’dame, j’suis dalmatien ! »
Quant à ma chère et fidèle Luma, on s’inspire en fonction des rations qui sont les nôtres...

LUMA 06/11/2015 17:22

Oh oui ! , je dirai , moi aussi , je fais partie de ceux qui attendent (et ont attendu) l'INS-PIRE -RATION , et les MOTS pour exprimer ma pensée au plus juste ...


"Je ne suis qu’un faiseur chétif et travaillé
Par une altérité de désirs surhumains,
Dont les vagues échos errent sous la nuée. "


Tu es un magicien des mots et des lettres....:)

RoseLys DesDunes 06/11/2015 15:16

C'est très étrange comme, dès les premiers mots je suis captivée.

RoseLys DesDunes 06/11/2015 15:15

Baroque...voila le mot qui je trouve s'accole le mieux à votre écriture. J'aime ...

Avisferrum 06/11/2015 14:57

Gueux, faiseur chétif...
C'est marrant, ce n'est pas DU TOUT comme ça que je te vois ! :-)

Intéressant néanmoins de savoir la facilité avec laquelle ta plume court sur le papier, à coté je serais la plupart du temps plutôt du genre "laborieux" !

Ça me fait penser à un souvenir d'enfance, en classe de français : le prof avait admonesté un élève qui semblait totalement dans la lune (aujourd'hui on dirait "dans l'hyper-espace" !) lors d'un devoir que nous étions en train de rédiger avec grande application et de manière justement assez laborieuse...

Le distrait ne s'est pas laissé démonter et lui avait répondu innocemment un : "J'attends l'inspiration, M'sieur" qui avait fait hurler de rire toute la classe !