Une enfant morte

Publié le par Lionel Droitecour

Aline D, (1959-1960) dans les bras sa mère

Aline D, (1959-1960) dans les bras sa mère

Je porte en moi une enfant morte
Une fragile silhouette,
Perdue en l’aube de ma vie,
Image plus que souvenir.

Elle m’habite, à survenir
En moi, tendre, l’inassouvie,
Diaphane, pure, humble fluette,
Qui me chapitre et qui m’exhorte.

Mais n’existe qu’en poésie,
Sente, ma voie trouve sa voix,
Pénombre sombre où sombre une ombre.

Dans ma mémoire le seul nombre,
Algorithme où je me pourvois,
Prêtresse de mon hérésie.

mai 2013

Publié dans Autobiographie

Commenter cet article

Luma 28/11/2015 18:41

Trés touchant .., ce souvenir malgré tout .C'est un beau prénom, Aline...

"Je porte en moi une enfant morte
Une fragile silhouette,
Perdue en l’aube de ma vie,
Image plus que souvenir."

Avisferrum 28/11/2015 12:13

Très beau, ce nouvel hommage à ce petit être disparu... Mais disparu pour qui, au fait ?
Nos yeux physiques, le monde matériel, bref... ce qui en fait n'existe pas vraiment comme le prouve de plus en plus la physique quantique !