Les demeures du vent

Publié le par Lionel Droitecour

Camille Corot (1796-1875), Le coup de vent

Camille Corot (1796-1875), Le coup de vent

Séparés, séparés, mais si proches pourtant,
Si loin de ces beautés déposées sur nos cœurs
Au contre-chant de l’âme où se vient murmurer
Cette épure, parfois, qui semble une agonie.

Séparés, séparés des cieux de l’harmonie,
Comme des corps meurtris où viendraient s’apurer
Le doute, la misère et le sel de ces heurts
Qui sont notre demeure, éphémère, en l’instant.

Séparés, séparés, mais si proches, souvent,
Comme l’enfant aimé sur le sein maternel,
Où comme l’épousée sur le fil du désir
En l’acmé où s’affine une instante prière.

Et, dans cet absolu qui naît de la lumière,
Enfanter sa pensée dans les bris d’un soupir,
En guettant le départ, en un rythme éternel,
De cette aube grisée emportée par les vents.

juin 2009

Second mouvement de la symphonie du nouveau monde d'Antonin Dvorak (1841-1904)

Publié dans Musique

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Avisferrum 13/12/2015 11:33

Très beau poème et très belle musique, "La Symphonie du Nouveau Monde" d'Antonin Dvorak...
Une des œuvres qui m'a fait découvrir la musique dite "classique", un des rares 33T de ce genre que j'ai achetés à l'époque (années 80)
Elle fait partie de ces musiques qui peuvent servir "d'entrée" à un néophyte, comme la Symphonie Pastorale (1er mouvement) de Beethoven, les Quatre Saisons de Vivaldi ou le Concerto pour Clarinette (adagio) de Mozart...
Il y en a bien d'autres, l'ami Waldo les connaissait bien ! :-)