Où sont les secondes captives

Publié le par Lionel Droitecour

... Qu’elles sont légères, ces rives ...

... Qu’elles sont légères, ces rives ...

J’ai vu danser cent flammes vives,
Hier, dans les jeux des enfants,
Elles ont réchauffé mon cœur
Au brasier de leur innocence.

Courir suffit à leur plaisance,
S’attraper, exploser en chœur
D’un rire qui l’azur pourfend :
Qu’elles sont légères, ces rives.

Et nous en sommes les convives,
Leur frais bonheur, en nous, défend,
Contre tout ce qui nous écœure,
Chemins de rondes en notre errance.

Ainsi l’instant est une chance,
Où s’oublie parfois la rancœur,
Où fuse joie qui malheur fend,
Où sont les secondes captives.

novembre 2013

Publié dans Enfance

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