À l’aigre-douce

Publié le par Lionel Droitecour

... Allons, sous le pavois d’une muse trop prude, comme un moine, au lutrin, va courber sa tonsure ...

... Allons, sous le pavois d’une muse trop prude, comme un moine, au lutrin, va courber sa tonsure ...

Ecrivaillon, prescrit quelques fleurs à ton doute
Et taille en ces buissons, que la ronce déroute,
Une sente improbable où carguer tes voilures,
Navire de pensée divaguant aux épures.

Voici l’heure savante où plier ton étude,
Allons, sous le pavois d’une muse trop prude,
Arracher à l’éther quelque vague murmure,
Comme un moine, au lutrin, va courber sa tonsure.

Nous ferons ce voyage où les cœurs immobiles
Brassent les vains échos des ramures subtiles,
Pour en faire un appeau à piéger nos douleurs.

Et, d’une balle d’or, en fantasques chasseurs,
Nous ruinerons le dol d’une antique amertume,
Qu’un vers, à l’aigre-douce, obscurément consume.

1er janvier 2011

Publié dans Art poétique

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LADY MARIANNE 01/01/2016 20:52

je passe te souhaiter une bonne année 2016- meilleure que 2015-
une meilleure santé- que tes souhaits les plus chers se réalisent-
bisous-