Le chemin de l'école

Publié le par Lionel Droitecour

... Où donc va cet enfant frivole quand il grandit, quand il s’étiole ...

... Où donc va cet enfant frivole quand il grandit, quand il s’étiole ...

Les enfants qui vont à l'école
Sont pareils à l’oiseau qui vole
De-ci, de-là, dans le ciel clair.
Leur esprit, léger comme l'air,

Virevolte souvent posé
Sur une branche, à l'opposé
Du chemin qui mène à l'école.
Voici bien vite qu'on décolle,

À ce rythme quand, sagement,
Les pieds gambadent lentement ;
Quand l’âme s’invente un voyage,
Vaporeux comme est un nuage.

La caboche, qui toujours plane,
Part en ballade, alors on flâne
Là-haut, si haut que rien ne peut
Nous rejoindre, sinon un jeu...

Comment ? Mystère... Ah, tête folle !
Voici qu’on arrive « c’est drôle ! »
On crie, on chahute gaiement
On est rendu, tranquillement,

Devant la porte de l'école ;
Ribambelle qui farandole,
Sous les préaux, rondes charmantes
Maints gamins sont des fleurs vivantes.

Alors on range, bien au chaud
Ses rêveries, bruissant écho,
En ces cartables insondables
Où sont nos fables ineffables.

Après la classe, après l'école,
Où donc va cet enfant frivole
Quand il grandit, quand il s’étiole,
Etoile, au soir, telle luciole ?

Il se cache dans nos mémoires,
Qu’il décore de mille moires,
Et dans le cours du fil des jours
Suit la sente de nos amours.

décembre 1993

Publié dans Enfance

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