Le gué

Publié le par Lionel Droitecour

Lumière hivernale, détail, aquarelle d'Albert Hartweg

Lumière hivernale, détail, aquarelle d'Albert Hartweg

Le jour paraît, enfin, sur l’heure désolée
Et je libère en moi le verbe dans son fruit
Oubliant, du passé, le mal qui m’a construit.

Élevant au poème ce vain mausolée,
Séjour où ma tristesse est un peu consolée,
Témoignage est rendu où le sens est produit.

Libéré de ce joug qui pesait sur ma vie,
Ivre, un peu, mais serein dans l’ombre je m’éveille,
Où je sens sourdre au monde une onde sans pareille.
N
e t’inquiète plus, va, désormais je bâtis
Et mesure mon pas plus que je ne pâtis :
Légère, l’aube calme a mon âme ravie.

août 2006

Publié dans Accrostiche

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