Impossible rime

Publié le par Lionel Droitecour

... Mais Terpsichore fait la moue ...

... Mais Terpsichore fait la moue ...

J’ai compris ce qu’il faut pour être reconnu :
C’est le football, enfin, en poète inspiré,
Que je dois désormais servir en cette rime.

Las, je n’y connais rien ! Que dire en l’heure prime,
Des artistes du pied et du ballon tiré
Aux lucarnes, télés, but ainsi parvenu ?

Mais Terpsichore fait la moue : pauvre ingénu,
Laisse là ce projet : pourquoi être admiré
Des gueux ? Sur ton rocher demeure l’anonyme !

août 2012

Publié dans Art poétique

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Lionel Droitecour 21/02/2016 22:54

Bel exemple d'émulation, mon cher Avis !
Ce d'autant plus que tu as mené à son terme un prospect dans lequel j'ai échoué lamentablement au bout de quelques vers (de gris).
Il ne te reste plus à franchir l'ultime et tape : la création de ton blog. Puis-je te suggérer un titre :
"Laissez fer l'oiseau de faire"...

Avisferrum 22/02/2016 12:10

Merci, cher ami, je crains que mon futur blog ferait bien pâle figure à coté du tien... :-D

Et puis à vrai dire je préfère passer mon temps à fureter dans les "Vieilles Lettres" et y trouver les nombreuses perles qui restent à découvrir, je suis loin d'en avoir fait le tour !

Avisferrum 21/02/2016 17:46

Il ne sera pas dit que ce sport magnifique, réconfort de tant de pauvres hères et opium du petit peuple n'aura pas en ces lieux de grande finesse sa propre poésie !

Je relève le défi céans, mais n'ayant point ton talent (ça rime déjà !) il a fallu m'inspirer d'un texte existant, de préférence de haut niveau culturel...
Après mûre réflexion j'ai finalement choisi une des plus grandes épopées de la poésie moderne, qui mise en musique a bercé des générations de poètes salledegardistes, je parle bien sûr du mythique "De Profundis Morpionibus", dans la version de Théophile Gautier :
https://www.youtube.com/watch?v=9wiiZBE08cg

Ça donne ici "De Profundis Foutbolibus" ...

Allez, envoyez la sauce (ce sport se dit en effet "soccer" aux USA)

Ô Muse prête moi ta lyre
Afin qu'en vers je puisse dire,
Certains combats les plus fumeux
Qui se déroulèrent sous les cieux

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

Sur un gazon de forte taille,
Onze bourrins livraient bataille,
A un nombre égal de caprins
Qui défendaient leur bout d'terrain

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

L'enjeu de cette lutte tribale,
Était la conquête d'une balle,
Après laquelle tout l'monde courait
Pour la pousser dans des filets

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

Qu'avait donc fait cette pauvre sphère,
Pour mériter pareille misère ?
Tant de coups d'latte et coups de boule
Sous les encouragements d'la foule...

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

Puis vint le moment extatique,
Lorsque soudain le cuir sphérique
S'en vint faire trembler les filets
Tout le monde se mit à brailler !

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

L'affrontement fut titanesque,
J'en ai perdu ma voix ou presque,
Lorsque nos couleurs ont vaincu
J'en suis resté fort con... vaincu !

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......

Amis la lutte est un leurre,
Pour moi désormais le bonheur
Est le soir devant ma télé,
De regarder le PSG !

De profundis, foutbolibus, la, la, la, la, la ......