Douves

Publié le par Lionel Droitecour

... L’homme les laisse, hélas, humbles défigurées, dépérir aux ronciers de la chose vulgaire ...

... L’homme les laisse, hélas, humbles défigurées, dépérir aux ronciers de la chose vulgaire ...

Aux douves d’ignorance sont des fleurs fanées,
Sèches et racornies, aux feuilles surannées,
Vestiges sur leurs tiges compassées ; enfin
Mortes évaporées aux mânes d’un défunt.

J’y vais, parfois, rêveur, effleurer un pistil
D’un œil plein de douceur. Eplorées, semble-t-il,
À moi seul elles chantent l’air mélancolique,
Mélopée lente et sombre, amère et nostalgique.

Il paraît s’éveiller un monde en ce discours,
Mon cœur émerveillé s’y retrouve toujours
Je sens, parmi ces voix, mes voies transfigurées.

L’homme les laisse, hélas, humbles défigurées,
Dépérir aux ronciers de la chose vulgaire,
Dans l’air vicié des bruits du moderne grégaire.

mai 2011

Publié dans Nostalgie

Commenter cet article

alain l. 12/03/2016 09:45

Bonjour Lionel ...

" J’y vais, parfois, rêveur, effleurer un pistil
D’un œil plein de douceur. Eplorées, semble-t-il,
À moi seul elles chantent l’air mélancolique,
Mélopée lente et sombre, amère et nostalgique. "

A partir de Lundi, dans le "cadre" du Printemps des Poètes je vais mettre en ligne sur le Réveil des poèmes inédits qui n'ont encore jamais été publiés par leur auteur et ne le seront jamais peut-être autre part que sur le Réveil ... Je demande donc à des Écrivains ou des Poètes d'offrir à mes lectrices et lecteurs un poème de leur choix... (écrit au XX° siècle pour rester dans le thème du Printemps de cette année ...) que je publierai sur mon Blog Pédagogique ...
Voudriez-vous participer ?
Si oui, je vous demanderai simplement de me laisser carte blanche pour le choix de l'illustration du poème ...

c@t

alain lagarde

Lionel Droitecour 12/03/2016 10:04

Pour mémoire :
" ... Je vous en laisse la libre disposition, la poésie n'étant, à mes yeux, qu'un acte gratuit. Lorsque, sous le ciel d'une autre moisson, vous délierez ces gerbes, peut-être aurez-vous une pensée pour le semeur... "
Faites donc ce que bon vous semble, dans le respect du poème, et merci de votre intérêt pour mes modestes travaux