Humble conduit

Publié le par Lionel Droitecour

Reconstitution du « conductus » Porta salutis ave (Andreas Janke, Université d’Hamburg)

Reconstitution du « conductus » Porta salutis ave (Andreas Janke, Université d’Hamburg)

Entre veille et sommeil, l’heure semble propice,
La muse me viendra, il me faut un début,
À son débit de mots je pallierai, tantôt,
À moins que je pâlisse à son mètre lointain.

Je ne suis après tout que son miroir sans tain,
Si ,volage, elle fuit, je m’épuise bientôt,
Je suis cet imposteur, en la sente, sans but,
Qui erre en ces vallées que hante un précipice.

J’y tomberai sans doute, hélas, humble fétu,
Ombre mangée de nuit dans l’obscurité vague,
Essence de l’oubli que la parole induit.

Au chantre médiéval j’emprunte le conduit,
La forme me domine, ainsi la molle vague,
Qui porte aux méridiens l’horizon dévêtu.

novembre 2015

Dans la musique médiévale, le conduit (Conductus) est un chant latin à une ou plusieurs voix, sur un texte à caractère généralement paraliturgique, ou simplement moralisateur, essentiellement en vogue aux XIIe et XIIIe siècles.
Les musiciens de l'École de Notre-Dame (Léonin, Pérotin, etc...) ont écrit un certain nombre de conduits.
Source : Wikipedia

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