Ombres de pellicule

Publié le par Lionel Droitecour

... Là, mes fidèles ombres sont de pellicule...

... Là, mes fidèles ombres sont de pellicule...

Je dédie ce poème à mes vivants d’hier
Qui ne sont désormais, qu’ossements sous la pierre,
Demeure en moi parfum de toutes leurs musiques :
Y résonnent leurs ris, comme des harmoniques.

Mon père aimait Raimu, Fernandel et Jouvet,
Sur un écran, parfois, m’en vais les retrouver,
Là, mes fidèles ombres sont de pellicule,
Où l’aube, encor, renaît malgré le crépuscule.

Vous me rendez toujours leurs sourires si chers,
Vieux échos de jadis où leurs voix s’accrochèrent
Et qui bruissent en nous sous le vent de mémoire.

Scenarii convenus, vous portez leur histoire
Et vous touchez en nous l’inéluctable cible
Où se réveille, intact, un deuil incoercible.

juin 2011

Publié dans Cinéma

Commenter cet article