Filles d’azur

Publié le par Lionel Droitecour

... Avant l’averse, qui les berce, les verse, et puis qui les disperse ...

... Avant l’averse, qui les berce, les verse, et puis qui les disperse ...

Novembre s’est couvert de rouille,
Les jambes des enfants s’y brouillent,
Y fouillent, fouillent et farfouillent
Parmi les feuilles qu’on gribouille.

Filles d’azur, là, profanées,
À l’envolée, âmes fanées
Elles sont les miscellanées,
De nos années imaginées.

Entre les troncs le garnement
Des marrons fera, sûrement,
Le projectile d’un moment ;

Avant l’averse, qui les berce,
Les verse, et puis qui les disperse
Aux caniveaux, à la renverse.

novembre 2015

Publié dans Sensation

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