Ne m’en dédit

Publié le par Lionel Droitecour

Ne m’en dédit

J’ai les photos
De cet éléphanteau ;

Lequel, se levant tard,
Oh, quel vantard,

Toujours fêtard,
Est en retard.

L’éléphant tard,
Sur ces venteaux,

Triste éventail
D’un tel épouvantail,

Vaille que vaille
Maille et rimaille.

L’éléphant tête
Des poètes,

L’ode seulette.
Et il s’entête,

‒ C’est un esthète,
Mais sans forfanterie,

En cette infanterie
Où l’éléphante rit.

Son égérie
Gère en série,

( C’est sa houri )
Son paradis

Où paradent, dis,
Les dits des dix

Palinodies
De ses édits.

Je le décris, ainsi,
Plus qu’il n’écrit ici,

Ne m’en dédit,
Plus de crédit !

avril 2015

Publié dans Fable

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alain l. 25/04/2016 15:07

Toujours des poèmes magnifiques Lionel ... Et tu bénéficies d'un crédit illimité sur le Réveil ... Je reposte "Ne m'en dédit" ... @t ... alain

Lionel Droitecour 25/04/2016 15:29

Merci !
Je suis heureux que ces poèmes là plaisent.
Il n'ont, bien sûr, pas vocation à être pris au sérieux, ce sont des jeux, des enfantillages, des distractions de cours d'écoles, et une manière de pousser les mots dans leur ultime retranchment, au-delà du sens...