Tropaire

Publié le par Lionel Droitecour

... Profane, en l’ombre avide j’élabore un pacte, porrectus incliné que ma ligne dépare ...

... Profane, en l’ombre avide j’élabore un pacte, porrectus incliné que ma ligne dépare ...

Quelque chose, dans l’air, passe et s’immobilise.
Est-ce un songe, une épure, une âme nostalgique ?
Souvenir étranger, propagé dans l’espace,
Une porte, soudain, ouverte sur l’ailleurs ?

Copiste je reprends, des humbles rimailleurs,
Ces infinis perdus où ma plume se lace,
Supplique sublimée d’un trope énigmatique,
Mystère s’incurvant aux voûtes d’une église.

Un chant, subtilisé d’une parole rare,
Ainsi trouve sa place en une forme exacte
Et, sur un parchemin, poursuit sa courbe lente.

Chantre, au scriptorium, mon verbe le commente,
Profane, en l’ombre avide j’élabore un pacte,
Porrectus incliné que ma ligne dépare.

mai 2011

Publié dans Art poétique

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