À ce qui fut mon doute

Publié le par Lionel Droitecour

... et puis quarante trois  Volumes rassemblés dessus mon étagère ...

... et puis quarante trois Volumes rassemblés dessus mon étagère ...

Voici, j’ai fait mon compte et, une fois de plus,
Additionné les clés des songes superflus.
Quatre milliers d’opus, soixante dix sept fois
Mille est le nombre des vers, puis quarante trois

Volumes rassemblés dessus mon étagère.
C’est un vide bruyant, où ma foi délibère.
Je n’ai quasiment pas publié à ce jour,
Ou si peu, et pour rien en mon discret séjour.

Je continue pourtant mes vaines oblations,
Je me livre à la muse en de sages passions,
Calme et serein, souvent, dans le geste d’écrire
En cet étrange flot qu’il me plait de décrire.

Je n’ai aucun projet sinon que m’en délivre,
Et qu’importe, après tout, si cela devient livre.
Cette dignité là, certes, parfois m’inspire,
Poème, seul désir où tout entier j’aspire !

Cela ne dépend pas, je crois de ma faconde :
Je serai celui là peut-être en l’autre monde,
Quand ma voix sera tue et mon âme dissoute,
Et le terme porté à ce qui fut mon doute.

janvier 2014

Publié dans Autobiographie

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